samedi 1 mars 2014

*** Le roi se meurt




Michel Bouquet reprend son rôle de souverain ne voulant pas mourir dans Le Roi se meurt de Ionesco. En 2005, sa prestation lui avait valu le Molière du meilleur comédien. 

Dans un royaume dont l'étendue s'est réduite au fil des ans comme une peau de chagrin, Béranger Ier apprend de la bouche de son médecin, devant sa servante et ses deux épouses (la belle et jeune Marie et la vilaine et brusque Marguerite) qu'il ne lui reste plus qu'1h30 à vivre. Mais le roi ne veut pas mourir.

C'est d'abord pour applaudir Michel Bouquet que je suis allée voir Le Roi se meurt. C'est avec lui que j'ai découvert le théâtre. C'était à la fin des années 1980, j'avais dix ans et ma maman m'avait emmenée voir Le Malade imaginaire puis L'Avare. Quels souvenirs !

Vingt ans plus tard, Michel bouquet, 88 ans est toujours aussi brillant acteur ; toujours aussi doué autant dans la bouffonnerie que dans le pathétique ; toujours aussi "habité" par le rôle qu'il interprète. Son lent chemin vers la mort est ici absolument exceptionnel.

En plus du jeu magistral de Michel Bouquet, saluons la performance des autres comédiens de ce Roi se meurt mis en scène par Georges Werler, et particulièrement celle de Juliette Carré (madame Bouquet à la ville), absolument irrésistible dans le rôle de la reine Marguerite, première épouse revêche (et très drôle) d'un roi grotesque et attachant qui finira, après 400 ans de règne, par accepter de quitter ce monde.

Le Roi se meurt (1h40) d'Eugène Ionesco, mise en scène de Georges Werler. Au Théâtre Hébertot, jusqu'au 30 mars. http://theatrehebertot.com

jeudi 13 février 2014

*** Kabaret Warszawski



@Magda Hueckel/Nowy Teatr


Après Avignon, le brillant metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski présente à Chaillot son Kabaret Warszawski, un spectacle frénétique, féroce et tumultueux qui convoque deux périodes de notre histoire récente pour fustiger le retour du populisme et d'un certain ordre moral en Europe.

Inspirée du film Cabaret de Bob Fosse (lui-même inspiré d’Adieu à Berlin de Christopher Isherwood), la première partie se déroule dans le Berlin des années 1930. On y suit l’ambitieuse et aguicheuse chanteuse Sally Bowles à l’heure de la montée du nazisme. Dans la seconde partie, Krzysztof Warlikowski adapte le sulfureux film de John Cameron Mitchell présenté à Cannes en 2006, Shortbus, et s’inspire de l’autobiographie du transsexuel américain Justin Vivian Bond. Nous sommes dans le New-York post 11 septembre. Il est question d’orgasme, d’homosexualité, d’orgies sexuelles, de frigidité et de domination. 
 
Le spectacle s’achève déjà demain soir… Le temps me manque pour vous dire tout ce que j’ai ressenti pendant les 4h30 de ce cabaret tour à tour flamboyant, trash, émouvant, transgressif et pessimiste... Je m’offre juste quelques minutes pour saluer : 
 1/ Les 15 comédiens, chanteurs, danseurs du Nowy Teatr. Ils sont époustouflants d’engagement.  
2/ La scénographie de Malgorzata Szczesniak. Elle est magnifique de simplicité. 
3/ Le regard de Krzysztof Warlikowski sur son art. A la question, pourquoi avez-vous imaginé ce Kabaret Warszawski ? Le metteur en scène polonais répond : « Par inquiétude. Nous vivons un moment étrange, nous gardons notre calme et faisons semblant que tout va bien. Pourtant, il est évident que ce n’est pas vrai. À mon avis, les artistes sont là pour remuer ce qui est bien tassé. » J’approuve.


Kabaret Warszawski (4h30) de Krzysztof Warlikowski à Chaillot. Jusqu’au 14 février. http://theatre-chaillot.fr

mardi 11 février 2014

*** Acrobates




Dédiée à Fabrice Champion (trapéziste de la fabuleuse compagnie des Arts Sauts aujourd'hui disparu), Acrobates est une ode à la vie, à l’amitié et à l’acrobatie. Extraordinaire.

Le destin de Fabrice Champion est singulier. Trapéziste génial, co-fondateur de la célèbre compagnie des Arts Sauts (leurs spectacles, entièrement dans les airs, se regardaient assis sur des chaises-longues. J’ai eu la chance d’en voir un, juste avant la fin de l’aventure en 2007), Fabrice Champion était devenu tétraplégique en 2004 à la suite d’un accident en répétition. Après des mois de rééducation, il s’apprêtait à revenir sur scène avec deux jeunes circassiens aussi talentueux que généreux, Alexandre Fournier et Mathias Pilet. Un voyage au Pérou en a décidé autrement. Fabrice Champion est mort en novembre 2011 à la suite d’une cérémonie chamanique qui a mal tourné. Il avait 39 ans.
 
Après le drame, Alexandre Fournier et Mathias Pilet ont poursuivi leur travail. Ils ont présenté Nos limites avec le chorégraphe Radhouane el-Meddeb, le projet sur lequel ils travaillaient avec Fabrice Champion depuis deux ans et pour lequel ils avaient inventé le concept de « tétradanse » (danse pour tétraplégique).  Puis avec Olivier Meyrou et Stéphane Ricordel (ancien des Arts Sauts et directeur du Monfort), ils ont imaginé Acroabates, un spectacle qui mêle cirque, images documentaires, enregistrements sonores et musique. Un spectacle qui n’est pas un hommage larmoyant à leur ami disparu mais un poème sur la transmission, une ode à la vie, à l’amitié et à l’acrobatie. Cette discipline qui les unit tous les trois et qui n’est pas qu’une technique de cirque mais une manière d’être et de vivre. Sublime.   

« Acrobate ce n’est pas uniquement faire de l’acrobatie ou alors l’acrobatie n’est pas uniquement un répertoire de figures données à inventer. C’est une manière différente d’aborder l’espace qui nous entoure donc d’aborder la vie. C’est faire le choix d’un chemin différent, un voyage intérieur où l’on rencontre son essence. Ce sont les chemins illimités de l’acrobatie comme une danse effrénée pour échapper aux peurs, un déplacement différent pour changer le regard de l’autre. C’est aussi une autre manière de regarder le monde. »  

Acrobates (1h20), mise en scène de Stéphane Ricordel au Centquatre. Du 11 au 19 février. 

dimanche 2 février 2014

Mon agenda de février



Kabaret Warszawski/Krzysztof Warlikowski@christophe Raynaud de lage


Où va-t-on ce mois-ci au théâtre ? Petite sélection des lieux qui accueillent des pièces je voudrais voir (ou revoir). En février, je vais… 

… Au Théâtre du Rond-Point pour le Festival Les Chiens de Navarre. Parce que je suis curieuse de découvrir le travail de ce collectif de comédiens insolents et irrévérencieux. Trois pièces sont à voir pour goûter leur folie créatrice et provocatrice : Regarde le lustre et articule, Nous avons les machines et Une raclette. Du 5 fév. au 2 mars. www.theatredurondpoint.fr 

… A Chaillot pour Kabaret warszawski du brillant metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski. Parce que ses expérimentations théâtrales sont toujours passionnantes. Du 7 au 14 fév. http://theatre-chaillot.fr 

… Au Théâtre Hébertot pour la reprise Des Fleurs pour Algernon. Parce que je n’ai pas encore vu Grégory Gadebois se glisser dans la peau du simple Charlie mais que je n’ai entendu que du bien de sa performance. A partir du 7 fév. http://theatrehebertot.com 

Au Centquatre pour revoir Acrobates d’Olivier Meyrou et Stéphane Ricordel. Parce que ce spectacle de cirque est un magnifique hommage à Fabrice Champion, trapéziste de la fabuleuse compagnie des Arts Sauts aujourd'hui disparu. http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/09/acrobates.html. Du 11 au 19 fév.
http://www.104.fr


… Au Théâtre de la Ville pour le retour à Paris de James Thierrée et de son Tabac Rouge. Parce que je suis très sensible la poésie du fils de Victoria et Jean-Baptiste Thierrée-Chaplin (La Symphonie du Hanneton, La Veillée des Abysses, Au revoir parapluie…). Du 18 fév. au 1er mars. www.theatredelaville-paris.com 

… A l’Olympia pour revoir Séquence 8 de mes chouchous Les 7 doigts de la main. Parce que j’aime le cirque urbain, généreux et sensible de cette jeune troupe de circassiens canadiens. http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/03/les-7-doigts-de-la-main-sequence-8.html.  Du 24 au 25 fév.  www.olympiahall.com

… Au Théâtre de Paris pour découvrir Clovis Cornillac dans le rôle jadis tenu par Jacques Villeret dans La Contrebasse. Parce que je suis sûre qu’il y est juste et touchant. Jusqu’au 30 avril. www.theatredeparis.com 

Et toujours...
Orchidées de Pippo Delbono au Rond-Point (jusqu’au 16-2) ; Les Fausses confidences de Marivaux, mise en scène de Luc Bondy à l’Odéon (jusqu’au 23-3) ; Le Cercle des illusionnistes d’Alexis Michalik à la Pépinière (jusqu’au 30-3) ;  Le Misanthrope de Molière, mise en scène de Michel Fau au Théâtre de l’œuvre  (jusqu’au 8-4) ; Le Porteur d’histoire d’Alexis Michalik au Studio des Champs Elysées (jusqu’au 30-6)

dimanche 26 janvier 2014

*** Le Cercle des Illusionnistes

@Mirco Magliocca


Alexis Michalik pouvait-il encore nous enchanter après son fabuleux Porteur d’histoire ? La Réponse est OUI !!! OUI. OUI. OUI.

Alexis Michalik aime raconter des histoires, mêler les époques, convoquer des figures historiques et leur faire côtoyer des héros d’aujourd’hui. Comme il était impossible de résumer Le Porteur d’histoire, sa fabuleuse précédente création, il est inutile d’essayer de raconter Le Cercle des illusionnistes. Ce spectacle est une épopée moderne, magistralement interprétée par six comédiens, dans laquelle il est question de magie, d’amour, de coupe d’Europe de football, de cinéma… C’est un tourbillon épique dans lequel on croise aussi bien l’horloger magicien Jean-Eugène Robert-Houdin et l’inventeur du trucage au cinéma Georges Meliès que le mystérieux Décembre et la magnifique Avril. C’est une fresque romanesque qui nous conduit de Blois à Londres, de la cour de Russie aux boulevards des Italiens, du XIXe siècle au 23 juin 1984. 
 
Le Cercle des illusionnistes est une pièce magique, qui comme Le Porteur d’histoire, me rappelle mon enfance, cette douce époque où ma maman me racontait des histoires pour m’endormir. C’est une pièce essentielle qui explique, renforce et conforte mon amour démesuré pour le théâtre. 

Le Cercle des illusionnistes (1h30) de et par Alexis Michalik à La Pépinière Théâtre. Jusqu’au  29 juin. www.theatrelapepiniere.com

jeudi 23 janvier 2014

* Les Fausses confidences

@Pascal Victor./ArtComArt


Luc Bondy met en scène Marivaux à l’odéon. Qu’en penser ? Pas grand-chose, malheureusement…

Eperdument épris de la riche veuve Araminte, le séduisant et pauvre Dorante se fait embaucher à son service comme intendant afin de la séduire.
 
Pour  monter cette comédie amoureuse pleine de rebondissements et de manipulation, Luc Bondy a fait appel à des comédiens quatre étoiles : Isabelle Huppert, Louis Garrel et Bulle Ogier. Cette dernière est particulièrement savoureuse dans le rôle de la mère acariâtre d’Araminte, rêvant pour sa fille d’un mariage avec le comte Dorimont. Le reste du casting ? Sans surprise. Isabelle Huppert fait du Isabelle Huppert. Louis Garrel fait du Louis Garrel.  Ils ne sont pas mauvais. Ils sont là où on les attend. Ils sont à l’image de la mise en scène qui, si elle n’est pas objectivement ratée, manque cruellement de créativité. Luc Bondy fait ici du théâtre bourgeois. J’attendais plus d’audace à l’Odéon. 

Les Fausses confidences (2h) de Marivaux, mise en scène de Luc Bondy au Théâtre de l’Odéon. Jusqu’au 23 mars. www.theatre-odeon.eu/fr

Chroniques animées et romancées de mes sorties théâtrales




Après le blog Un Soir Au Théâtre…, après le compte Twitter Un Soir Au Théâtre…, j’ai la joie de vous annoncer la naissance du Tumblr Un Soir Au Théâtre… ou le récit animé, romancé et amusé de mes sorties théâtrales. 

Pour suivre ma vie en gif et mes commentaires en off de journaliste/blogueuse, c’est par ici : http://unsoirautheatre.tumblr.com

Have fun !!!!

mardi 7 janvier 2014

Le Paris des Femmes




La troisième édition du festival "Le Paris des Femmes", qui célèbre la création théâtrale au féminin, se tient ce week-end au Théâtre des Mathurins. J’ai eu la chance de dialoguer avec l’équipe artistique. Compte-rendu d’une très jolie rencontre où il fut question de théâtre, de femmes, d’amitié, d’échanges…

Le rendez-vous a lieu dans l’espace bar du théâtre des Mathurins. Anne Rotenberg (directrice littéraire et artistique du Festival de la correspondance de Grignan), Michèle Fitoussi (romancière, journaliste et ancienne éditorialiste au magasine Elle) et Véronique Olmi (romancière et dramaturge) sont réunies pour nous parler du pari fou qu’elles ont pris il y a trois ans : organiser un rendez-vous théâtral festif et convivial autour de textes exclusivement écrits par des femmes. « Nous voulions lutter contre la morosité générale ambiante », commence Véronique Olmi. « Intuitivement, nous savions qu’il est plus difficile pour une femme que pour un homme d’être joué sur une scène de théâtre… D’où notre envie de ne travailler qu’avec des auteures », poursuit Michèle Fitoussi.

Cette année, elles sont neuf romancières à avoir relevé le défi, à savoir, écrire une pièce en un acte (4 000 mots/ trois personnages et 30 minutes maximum) sur le thème « La vie : modes d’emploi ». L’affiche est époustouflante : Karine Tuil, Emilie Frèche, Delphine de Vigan, Florence Huige, Carole Martinez, Véronique Olmi, Fabienne Périneau, Alice Zeniter et Blandine Le Callet. Cette dernière, très enthousiaste, témoigne : « Lorsque l’équipe du festival m’a contactée, j’étais à la fois heureuse et inquiète. Je n’avais jamais travaillé pour le théâtre. L’écriture est totalement différente que pour un roman. On se concentre sur le dialogue, on enlève la béquille de la narration.  Finalement, j’y ai pris beaucoup de plaisir. Comme j’ai aimé, pour un temps, quitter la solitude de l’écriture pour vivre une belle expérience collective ». Car le Paris des Femmes, c’est aussi ça : une histoire de rencontres, d’échanges, de partage, d’amitié et de confiance entre les romancières, les metteurs en scène (ils sont trois cette année) et les vingt comédiens (Isabelle carré, Fanny Cottençon, OceaneRosemarie, Raphaël Mezrahi…) qui donneront vie aux textes dans le cadre de lecture-spectacle.  

Le Paris des Femmes, c’est un rendez-vous indispensable qui nous fait oublier, le temps de trois soirées de fête, que 75 % des textes joués au théâtre en France sont écrits par des hommes…

Programme


Vendredi  10 janvier  
LECTURES SPECTACLES - 20H30
Les épines de la terre de Carole Martinez, Savoir Vivre de Blandine Le Callet, Je ne serai plus jamais vieille  de Fabienne Périneau. Mise en espace : Jean-Philippe Puymartin
 

Avec Clothilde MOLLET, Mathilde WAMBERGUE, Patrick RAYNAL, Sophie MOUNICOT, Dimitri RATAUD, Sophie RODRIGUES

Samedi 11 janvier
CONFERENCE – 17H
Quand les auteurs écrivent pour des comédiens : la naissance des emplois (au théâtre, du 18e au 20e siècle). Avec Julia de GASQUET, comédienne et historienne du théâtre

LECTURES SPECTACLES - 20H30
Merci de Delphine de Vigan, Des baisers, pardon de Véronique Olmi, Bancale de Emilie Frèche. Mise en espace : Murielle Magellan

Avec Isabelle CARRE, Arié ELMALEH, Jean CHAVOT, Océane ROSE MARIE, Lara SUYEUX, Clémentine YELNIK

Dimanche 12 janvier
RENCONTRES LITTÉRAIRES – 16H et 17H30
Avec Blandine LE CALLET, Carole MARTINEZ, Fabienne PERINEAU, Emilie FRECHE, Véronique OLMI, Delphine de VIGAN, Florence HUIGE, Karine TUIL, Alice ZENITER

LECTURES SPECTACLES - 19H
La Quarantaine de Karine Tuil, D'une infinie élégance de Alice Zeniter, Clémence ou comme si.. de Florence Huige. Mise en espace : Alexandre Zambeaux

Avec Fanny COTTENÇON, Vincent DISSEZ, Tadrina HOCKING, Matila MALLIARAKIS, Raphaël MEZRAHI, Fatou N’DIAYE, Didier TROUBOUL, Arnaud TSAMERE
 

Le Paris des Femmes. Du 10 au 12 janvier au Théâtre des Mathurins, www.theatredesmathurins.comhttp://parisdesfemmes.blogspot.fr

jeudi 2 janvier 2014

Mon agenda de janvier

 
Mort à Venise@Thomas Ostermeier

Que voit-on en ce début d’année ? Où va-t-on ce mois-ci au théâtre ? Petite sélection des lieux qui accueillent des pièces je voudrais voir. En janvier, je vais…

… Au Théâtre des Mathurins pour le Festival Le Paris des femmes. Parce que j’ai terriblement hâte de découvrir les textes inédits (sur le thème « La vie : modes d’emploi ») de neuf auteures que j’adore (Karine Tuil, Delphine de Vigan, Blandine Le Callet, Véronique Olmi…) lus par Isabelle Carré, Arié Elmaleh, Océane Rosemarie, Raphaël Mezrahi, Arnaud Tsamère… Du 10 eu 12 jan. http://parisdesfemmes.blogspot.fr
 
… Au Monfort pour Deux hommes jonglaient dans leur tête. Parce que j’aime le titre de ce spectacle de cirque musical proposé par deux artistes virtuoses : le jongleur Jérôme Thomas et le percussionniste Roland Auzet. Du 14 jan au 1 fev. www.lemonfort.fr

… Au Théâtre de l’Odéon pour découvrir Les Fausses confidences de Marivaux dans la mise en scène de Luc Bondy. Parce que la distribution est plus qu’alléchante : Isabelle Huppert, Louis Garrel, Bulle Ogier... Du 16 jan au 23 mars. www.theatre-odeon.eu
 
… Au Théâtre de la Ville pour Mort à Venise de Thomas Mann par le directeur de la Schaubühne de Berlin, Thomas Ostermeier. Parce que le teasing, diffusé sur le site du Théâtre de la Ville, laisse entrevoir une adaptation envoutante et mélancolique. Du 18 au 23 jan. http://www.theatredelaville-paris.com

… A la Pépinière Théâtre pour le nouveau spectacle d’Alexis Michalik, Le Cercle des illusionistes. Parce que, comme tous ceux qui ont adoré Le Porteur d’histoire, j’attends cette création avec l’impatience d’une jeune groupie. A partir du 22 jan. www.theatrelapepiniere.com
 
Au Centquatre pour voir (enfin !) De nos jours (Notes on The Circus) de la Compagnie Ivan Mosjoukine. Parce que ça fait des mois que je rêve d’applaudir le spectacle de ce collectif de quatre artistes (Jeunes Talents Cirque Europe 2010) dont on ne cesse de me dire le plus grand bien. Du 22 jan. au 9 fév. Et pour découvrir le travail du Collectif Berlin (connu pour son théâtre ultra-contemporain entre performance documentaire et installation vidéo) qui fête ses 10 ans d’existence et présente pour l’occasion trois spectacles (Perhaps all the dragons, Bonanza, Moscou…). Du 28 jan au 2 fév. www.104.f

... Au Théâtre du Rond-Point pour Orchidées de l’enfant terrible du théâtre italien, le génial et anticonformiste, Pippo Delbono. Parce que tous ses spectacles me touchent au-delà du raisonnable. Du 29 jan au 16 fev. www.theatredurondpoint.fr
 
Au Théâtre de l’œuvre pour découvrir Le Misanthrope de Molière monté par Michel Fau. Parce que je ne manque jamais un spectacle de ce brillant acteur/metteur en scène et que j’ai hâte de retrouver Julie Depardieu sur scène après l’avoir beaucoup aimée dans Nono monté par le même Michel Fau. A partir du 30 jan. www.theatredeloeuvre.fr

Au Théâtre Edouard VII pour La Porte à côté de Fabrice Roger-Lacan, mis en scène par Bernard Murat. Parce que je suis amoureuse d’Edouard Baer ! (Avec aussi Emmanuelle Devos). A partir du 31 jan. www.theatreedouard7.com


 Et toujours…


La Famille Semianyki au Palace (Jusqu’au 5-1) ; Le Système Ribadier de Feydeau, mise en scène de Zabou Breitman au Vieux-Colombier (jusqu’au 5-1) ; Inconnu à cette adresse, de Kressmann Taylor, mise en scène de Delphine de Malherbe au Studio des Champs-Elysées (Jusqu'au 4-1) ; La Locandiera de Carlo Goldoni, mise en scène de Marc Paquien (avec Dominique Blanc) au Théâtre de l'Atelier (Jusqu'au 25-1) ; Ring de Léonore Confino, mise en scène de Catherine Schaub au Petit saint-Martin (jusqu’au 1-2) ; Nos femmes d’Eric Assous, mise en scène de Richard Berry au Théâtre de Paris (jusqu’au 16-2) ; Voleurs de poules du Cirque Romanes sous leur chapiteau (jusqu’au 23-2) ; Gauthier Fourcade – Le Secret du temps plié à la Comédie Bastille (jusqu’au 30-3) ; Le Porteur d'histoire d'Alexis Michalik au Studio des Champs-Elysées (jusqu'au 29-6)

mercredi 1 janvier 2014

Bonne année !!!



Kabaret Warszawski @Krzysztof Warlikowski


Très belle année 2014 à tous !!!! Je vous souhaite plein de bonheur, d’amour, de succès, de belles rencontres et de beaux spectacles… 

En 2014, on aura la chance de voir (ou revoir) à Paris (en vrac et entre autres) : Bob Wilson au Chatelet, Pippo Delbono au Rond-Point, James Thierrée et Thomas Ostermeier au Théâtre de la Ville, Krzysztof Warlikowski et David Bobée à Chaillot, Joël Pommerat à l’Odéon, Michel Fau au Théâtre de l’œuvre, Jérôme Thomas au Monfort, Peter Brook aux Bouffes du Nord, Alexis Michalik à la Pépinière, Les 7 doigts de la main à l’Olympia, le Collectif Berlin, la Cie Yvan Mosjoukine et Yoann Bourgeois au Centquatre …

Côté « stars », on attend Isabelle Huppert et Louis Garrel à l’Odéon, Edouard Baer et Emmanuelle Devos au théâtre Edouard VII, Grégory Gadebois et Michel Bouquet à l’Hébertot, Gérard Depardieu, Anouk Aimée et Fabrice Luchini au Théâtre Antoine, Emmanuelle Riva au Théâtre de l’Atelier, Valérie Lemercier au Théâtre Montparnasse, Fanny Ardant et Nicolas Duvauchelle à la Gaité Montparnasse, Agnès Jaoui au Théâtre de la Madeleine, Eddy Mitchell, Fred Testot et Clovis Cornillac au Théâtre de Paris…

Rendez-vous très vite pour en parler :)