dimanche 27 octobre 2013

*** Inconnu à cette adresse

@ARTCOMART/ Victor Tonelli

Depuis janvier 2012 des "stars" prêtent leur voix au magnifique texte de Kressmann Taylor. J'ai vu le premier duo avec les magnifiques Gérard Darmon et Dominique Pinon. Cet automne, Parick Chesnais et Thierry Frémont (octobre), Francis Lalanne et Dominique Pinon (novembre) et Jean-Pierre Darroussin et Eric Elmosnino (décembre) se glissent dans la peau de Martin Schulse et Max Eisenstein. Je profite de ces prolongations pour republier mon article.

Article paru en 2012.
 
Inconnu à cette adresse raconte, par le biais de dix-neuf lettres échangées entre le 12 novembre 1932 et le 3 mars 1934, l’histoire de deux amis et associés à l’heure de la montée du nazisme : Martin Schulse (Dominique Pion) est Allemand et vient de rentrer à Munich après plusieurs années à San Francisco. Max Eisenstein (Gérard Darmon) est Juif, Américain et gère la galerie d’art que lui et Martin ont monté en Californie.

« Qui est cet Adolf Hitler qui semble en voie d’accéder au pouvoir en Allemagne? Ce que je lis sur son compte m’inquiète beaucoup », écrit Max dans leurs premiers échanges. « Franchement, Max, je crois qu’à nombre d’égards Hitler est bon pour l’Allemagne, mais je n’en suis pas sûr (…). L’homme électrise littéralement les foules », lui répond Martin en 1933.

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de lire ce petit chef-d’œuvre écrit en 1938, je ne dévoilerai pas la teneur et l’évolution de la correspondance de Max et Martin. Je dirai simplement qu’il faut courir au Théâtre Antoine pour écouter Gérard Darmon et Dominique Pinon (dirigés avec finesse par Delphine de Malherbe) lire ces missives tour à tour tendres, chaleureuses, passionnées, absurdes, désespérées, tranchantes, machiavéliques… Tout en justesse et en sobriété, ils subliment le texte de Kressmann Taylor. Bravo ! 

Inconnu à cette adresse (1h10) de Kressamn Taylor, mise en lecture de Delphine de Maherbe. Au théâtre Antoine, prolongation jusqu'au 4 janvier 2014.www.theatre-antoine.com

mardi 15 octobre 2013

*** La Grande et fabuleuse histoire du commerce



 
@Elizabeth Carecchio

Joël Pommerat met en scène cinq représentants de commerce se retrouvant chaque soir dans une chambre d’hôtel pour commenter leur journée. Un spectacle qui, dans une esthétique très soignée – c’est l’une des marques de fabrique du grand Pommerat – interroge le consumérisme de nos sociétés capitalistes. 

La Grande et fabuleuse histoire du commerce n’était pas destinée à être joué à Paris. C’est une commande pour la manifestation « 2011 Béthune capitale régionale de la culture ». Joël Pommerat l’a imaginée en quelques semaines à partir, notamment, d’entretiens recueillis par la sociologue Marie-Cécile Lorenzo-Basson dans sa thèse « la vente à domicile : stratégies discursives en interaction ». Il voulait en faire un spectacle de forme modeste entre la fiction et le documentaire. Pari réussi. 

La Grande et fabuleuse histoire du commerce n’est effectivement pas sa création la plus spectaculaire du point de vue de la mise en scène (en comparaison avec Cercles/Fictions, Cendrillon ou même La Réunification des deux Corées). L’esthétique Pommerat – reconnaissable entre 1 000 – est là. Mais dans sa forme la plus dépouillée, la plus pure. Cette modestie revendiquée dans la mise en espace (mais très réussie grâce aux lumières d’Eric Soyer, toujours lui !) permet au spectateur de focaliser son attention sur les héros de ce théâtre social : ces cinq représentants de commerce, démarcheurs à domicile, que l’on suit à la fin des années 1960 et dans les années 2000 et qui apparaissent tantôt fiers, tantôt perdus. Cette esthétique sans fioriture sublime cette fable humaine et cinglante. 

La Grande et fabuleuse histoire du commerce est le 7e spectacle de Pommerat que j’ai la chance de voir . A chaque fois, Pommerat réussit à me toucher et me surprendre tout en restant magnifiquement fidèle à son théâtre, à son esthétisme, à sa vision du monde. Vivement le prochain ! 

La Grande et fabuleuse histoire du commerce (1h20) de Joël Pommerat aux Bouffes du Nord. Jusqu’au 16 novembre. www.bouffesdunord.com

dimanche 13 octobre 2013

*** Nos femmes


@Cécile Nieszawer


C’est l’un des événements de la rentrée théâtrale : Daniel Auteuil et Richard Berry réunis sur les planches dans une pièce d’Eric Assous. Succès assuré… et mérité !

Que faire lorsque votre meilleur ami vous avoue qu’il a tué sa femme ? Le couvrir parce que l’amitié n’a pas de limites ? Ou le dénoncer parce que le respect de la loi est au dessus de tout ? Dur dilemme pour Paul et Max, alias Daniel Auteuil et Richard Berry, les deux sublimes interprètes de cette comédie populaire de grande qualité.

J’avais déjà vu Daniel Auteuil au théâtre et j’étais sûre de la qualité de sa prestation. J’ai été bluffée par Richard Berry (qui signe aussi la mise en scène, impeccable, de la pièce). Je comprends mieux pourquoi on le voit moins au cinéma ces dernières années. Son talent est décuplé sur les planches. BIG UP Mr Berry ;)

Nos Femmes (1h40) d’Eric Assous, mise en scène de Richard Berry au Théâtre de Paris. Jusqu’en janvier 2014. www.theatredeparis.com

vendredi 11 octobre 2013

News – Village de cirque



Mañana es Mañana

La coopérative 2r2c a réuni quelques unes des meilleures compagnies circassiennes actuelles pour son festival annuel des arts du cirque. 

Huit compagnies, trois créations, une circonférence, quatre soirées concert, quarante représentations : tel est le programme de la 9e édition du festival Village de cirque organisé par la coopérative 2r2c, experte dans la découverte de nouveaux talents circassiens.

Deux spectacles ouvrent les festivités : Maalâm, ou l’histoire d’une femme en quête de liberté de Marlène Rubinelli Giordano et du collectif AOC et Mañana es Mañana dernière création inclassable de la Cirdacompagnie. A découvrir aussi Raoul Lambert et son collectif de la Basse cour pour In caravane with Raoul, un entresort de magie chantée et déjantée et Face Nord, une quête acrobatique puissante et musicale de la compagnie Un loup pour l’homme.  A l’occasion du festival, le collectif De La Bascule, qui crée un cirque à 360°, proposera quant à lui sa première création pour chapiteau, Quand quelqu’un bouge. Et pour les enfants, on réserve Ballet manchot du Cubitus du Manchot, une pièce pour 10 acrobates généreux et 5 musiciens rock (A partir de 5  ans) !

Village de cirque à la Pelouse de Reuilly, du 11 au 27 oct. www.2r2c.coop

samedi 5 octobre 2013

Mon agenda d’octobre


Ring au Petit Saint Martin


Que voit-on en ce début de saison ? Où va-t-on ce mois-ci au théâtre ? Petite sélection des lieux qui accueillent des pièces je voudrais voir. En septembre, je vais…

Au théâtre du Petit Saint-Martin pour Ring avec Audrey Dana et Sami Bouajila. Parce que la très jolie affiche de cette pièce de Léonore Confino mise en scène par Catherine Schaub  (si rare dans le théâtre privé….) éveille ma curiosité. Du 1 oct. au 4 jan. www.petitstmartin.com

Au théâtre de l’Athénée pour voir la belle comédienne Marina Hands, dirigée par Lucie Berelowitsch, dans Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Du 3 au 19 oct. www.athenee-theatre.com

Au théâtre de la Colline pour découvrir Vers Wanda. Parce qu’après le parait-il très réussi André (sur le tennisman André Agassi), Marie Rémond s’intéresse maintenant au destin de Barbara Loden, épouse d'Elia Kazan et réalisatrice d'un film mythique, Wanda. Tentant…  Du 4 au 26 oct. www.colline.fr

Au Théâtre des Bouffes du Nord pour La Grande et fabuleuse histoire du commerce, un spectacle qui interroge le consumérisme de nos sociétés capitalistes. Parce ce que je ne me lasse pas de Joël Pommerat. Du 9 oct. 16 nov. www.bouffesdunord.com

... A la Pelouse de Reuilly pour le très bon festival de cirque organisé par la coopérative 2r2c, Village de cirque. Parce que j’ai envie de découvrir les derniers travaux du collectif AOC, de la Cirdacompagnie, du collectif La Bascule, de la compagnie Un loup pour l’homme…. Du 11 au 27 oct. www.2r2c.coop

... Au Grand Parquet pour Queue de poissonne la nouvelle création, adaptée de La Petite Sirène d’Andersen, de la marionnettiste surdouée Ilka Schönbein. Parce que j’aurais adoré voir son précédent spectacle la vieille et la Bête. Du 18 oct. au 3 nov. www.legrandparquet.net

… sous le chapiteau du cirque Romanes pour applaudir, entourée de Délia « la terrible » et d’Alexandre « le poète », Voleur de poules, leur dernière création. Parce que j’aime le cirque sincère, joyeux, humain et authentique de cette famille de circassiens tziganes.  Du 19 oct. au 23 fev. www.cirqueromanes.com

... Au Théâtre de la porte Saint-Martin pour revoir (avec mon fils) Le Soldat Rose, ce conte musical pop rock et humaniste créé par Louis Chedid en 2006. Parce que j’ai hâte de l’emmener voir l’histoire de ce petit garçon qui se perd, une nuit, dans un immense magasin de jouet. Du 20 oct. au 3 nov. www.portestmartin.com


Et toujours…

Acrobates au Monfort (jusqu'au 19-10) ; Festival des clowns, des burlesques et des excentriques au Samovar/ Bagnolet (jusqu'au 19-10) ; Au Monde et Les Marchands de Joël Pommerat à l'Odéon (jusqu'au 19-10) ; Invisibles mise en scène de Nasser Djamaï au Théâtre 13/Jardin (jusqu'au 20-10) ; Perturbation de Thomas Bernhard, mise en scène de Krystian Lupa à la Colline (jusqu'au 25-10) ; Et jamais nous ne seront séparés de Jon Fosse, mie en scène de Marc Paquien au Théâtre de l’œuvre (jusqu'au 3-11) ; Le Porteur d'histoire d'Alexis Michalik au Studio des Champs-Elysées (jusqu'au 29-12) ; La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, mise en scène d'Anne bouvier au Ciné 13 Théâtre (jusqu'au 31-12) ; Inconnu à cette adresse, de Kressmann Taylor, mise en scène de Delphine de Malherbe au Studio des Champs-Elysées (Jusqu'au 4-1) ; Nos femmes d'Eric Assous, mise en scène de Richard Berry au Théâtre de Paris (jusqu'au 14-1) ; La Locandiera de Carlo Goldoni, mise en scène de Marc Paquien (avec Dominique Blanc) au Théâtre de l'Atelier (Jusqu'au 25-1)

jeudi 26 septembre 2013

*** Festival des clowns, des burlesques et des excentriques




Le meilleur du clown contemporain est à découvrir à Bagnolet dans le cadre du passionnant festival annuel des clowns, des burlesques et des excentriques organisé par le théâtre Le Samovar. A voir : Le 6e Jour et La Curiosité des anges de François Cervantes et Catherine Germain (alias la clown Arletti) et Par le Boudu de Bonaventure Gacon. Ce monologue, autour d’un grand méchant clown au cœur tendre, est d’une humanité bouleversante. Un spectacle choc à découvrir absolument. http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/04/bonaventure-gacon-par-le-boudu_10.html

Du 26 septembre au 19 octobre au Samovar, Bagnolet (93)

vendredi 20 septembre 2013

News – Festival mondial des théâtres de marionnettes (Charleville-Mézières)



Forget Me de Philippe Genty@Pascal François

C’est l’un des rendez-vous les plus prestigieux du monde autour de l’art de la marionnette. Pour sa 17e édition, le festival de Charleville-Mézières accueille les meilleurs artistes de la discipline – Philippe Genty (France), Ilka Schönbein (Allemagne), la Handspring Puppet Compagny (Afrique du Sud)… – pour près de 100 spectacles allant du théâtre de papier au théâtre d’ombre, des marionnettes à tiges au documentaire-fiction marionnettique, du bunraku à la danse d’objet. Immanquable. 

Du 20 au 29 septembre à Charleville-Mézières (08).
www.festival-marionnette.com


mercredi 18 septembre 2013

* Mélodrame(s)


@Mirco Magliocca


Le pitch – une parodie des mélodrames – et le casting – Romane Bohringer, Thierry Gimenez, Mathieu Rozé, Warren Zavatta et Bruno Salomone – m’attiraient. Malheureusement, la pièce de Gabor Rassov, mise en scène par Pierre Pradinas, n’est pas aussi déjantée qu’elle voudrait l’être.

J’avais vu l’année dernière, dans ce même théâtre de la Pépinière, Embrassons-nous Folleville ! une pièce de Labiche mise en scène par Pierre Pradinas avec à peu près la même troupe. Et j’avais été séduite par la fraicheur de l’adaptation et le talent des comédiens. Cette fois-ci, le charme n’a pas opéré. Ce Mélodrame(s) qui pastiche le genre à travers trois histoires courtes construites sur une intrigue universelle (un homme aime une femme mais cet amour est impossible) ne m’a pas beaucoup fait rire.

Si Romane Bohringer, Thierry Gimenez et Mathieu Rozé sont absolument parfaits, Warren Zavata, lui, est très en dessous de ce que l’on pourrait attendre. Et c’est d’autant plus dommage qu’il tient un rôle clé, celui de maître de cérémonie, introduisant les trois courtes pièces qui composent ce fictif festival international du mélodrame. Alors qu’il devrait nous transporter dans un univers loufoque, déjanté, totalement absurde, il réussit à peine, par ses interventions finalement trop timides, à nous arracher quelques sourires.

Si deux des trois saynètes sont plutôt bien vues et cyniques à souhait (Grand Prix qui se déroule à Acapulco sur un circuit de Formule 1 et La Rédemption d’oncle Bill dans la villa hollywoodienne d’un producteur milliardaire), celle se déroulant à Shanghaï (Jusqu’à la mort) manque cruellement de finesse. On se croirait presque au café-théâtre…

Vraiment dommage, car le concept est plutôt amusant et les bonnes idées ne manquent pas. Mais la pièce doit aller plus loin dans l’absurde et Warren Zavatta doit nous entrainer avec plus de folie et d’enthousiasme dans le délire de la troupe.

Mélodrame(s) (1h30) de Gabor Rassov, mise en scène de Pierre Pradinas au Théâtre de la Pépinière. Jusqu’au 30 novembre. www.theatrelapepiniere.com

lundi 16 septembre 2013

*** Au Monde



@Elisabeth Carecchio

Je l’ai déjà écrit des dizaines de fois ici, je suis une fan inconditionnelle de Joël Pommerat. Ma rencontre avec l’auteur et metteur en scène date de 2006 au festival d’Avignon. J’y avais découvert Le Petit Chaperon Rouge (http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/04/le-petit-chaperon-rouge.html) Un choc. Un émerveillement. Depuis, je n’ai jamais été déçue de Cendrillon (http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/05/cendrillon.html) à La Réunification des deux Corées en passant par Cercles/Fictions qui reste pour moi son chef d’œuvre absolu (http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2010/02/cercles-fictions.html). 

C’est donc le cœur léger que je me suis rendue dimanche soir à l’Odéon pour découvrir Au monde, pièce de 2004 que je n’avais pas eu la chance de voir au moment de sa création. Mon amoureux, qui ne connaissait pas son travail, m’accompagnait. J’étais heureuse de lui faire découvrir ce géni du théâtre actuel, ses comédiens épatants (voix aux micros HF envoutantes, déplacement des corps quasi chorégraphique), son univers sonore superbe, son utilisation de la lumière fabuleuse (qui crée, quasiment à elle seule, tous les éléments du décor) et son esthétique étrange, à la fois mystérieuse et très réaliste. Comme moi, il a été conquis.

Une pièce de Pommerat se reconnaît au premier coup d’œil. Au monde ne déroge pas à la règle. Sur un plateau noir évoluent les membres d’une famille puissante. Il y a le père qui s’apprête à léguer son entreprise, les frères (dont un vient de mettre un terme à une carrière dans l’armée) et les trois sœurs (l’un est enceinte dont on ne sait pas trop qui, l’autre est une vedette de la télévision, la troisième a été adoptée, elle s’appelle Phèdre et semble remplacer une sœur décédée). Il est question de relations familiales, de monde du travail, de la place de l’homme dans la société, d’idéal et d’identité. C’est étrange, sombre, profond, merveilleux, à la fois réaliste et irréel. Puissant.

Je fais l’impasse sur les Marchands (une question d’agenda… – à l’Odéon jusqu’au 19 octobre). Mais j’ai déjà ma place pour La Grande et fabuleuse histoire du commerce. Vivement les Bouffes du Nord à partir du 9 octobre. 

Au Monde (1h50) de Joël Pommerat au Théâtre de l’Odéon. Jusqu’au 19 octobre. www.theatre-odeon.fr

vendredi 6 septembre 2013

* Anna



Anna@Loll Willems


J’étais très enthousiaste à l’idée de découvrir ce spectacle hybride adapté du téléfilm éponyme de Pierre Koralnik (1967) avec des chansons de Serge Gainsbourg. J’en suis sortie bien déçue… 

Anna est un spectacle musical entre concert, performance et théâtre pop. Une histoire d’amour à la sauce nouvelle vague adaptée d’un téléfilm de Pierre Koralnik diffusé en 1967 avec Anna karina et Jean-Claude Brialy dans les rôles titres et Serge Gainsbourg à la composition musicale (Sous le soleil exactement). Dans la version théâtrale imaginée par Emmanuel Daumas, Cécile de France y est à croquer dans la peau d’Anna, cette beauté sur papier glacé dont Serge tombe fou amoureux en voyant son regard en photo au point de ne pas remarquer qu’elle travaille dans le même studio que lui. Mais le charme de la comédienne (aussi convaincante au chant qu’à la danse) n’a pas suffit à me faire passer une soirée inoubliable. Ce spectacle manque de rythme, de sens, de magie, d’émotion… Résultat, et malgré une idée de départ séduisante et de bonnes idées de scèno sur le papier (projections vidéo, musique live…), on s’ennuie ferme. 

Anna (1h30), mise en scène d’Emmanuel Daumas au Théâtre du Rond-Point. Du 5 sep. au 6 oct. www.theatredurondpoint.fr