vendredi 1 août 2014

Bonnes Vacances !




Un Soir au Théâtre est en vacances. Retour début septembre pour vous donner plein d'infos sur la rentrée théâtrale.

Très bel été à tous !!!!!




mardi 29 juillet 2014

*** Chloé Moglia - Horizon




La trapéziste Chloé Moglia n’en finit pas d’explorer la question de la suspension.

Chloé Moglia, artiste associée au Centquatre, est une danseuse et circassienne formée au trapèze et aux arts martiaux. Dans tous ses spectacles (Rhizikon, Le Vertige, Opus Corpus…), elle interroge la sensation du vide et la question du risque comme pour analyser la passion qui l’anime depuis l’enfance.

Dans Horizon, forme courte, intime et très dépouillée de 30 minutes, on la retrouve suspendue à 6 mètres de hauteur, au bout d'une longue perche recourbée. Une fois encore, elle semble avoir imaginé cette mise en espace pour questionner les raisons qui, en tant que trapéziste, la pousse à se suspendre dans les airs et à défier le vide. Qu’est-ce qui l’amène à quitter la terre ferme pour s’accrocher à une barre au-dessus du sol ? Tout en douceur, elle amorce des réponses et nous fait partager son amour pour son art.

Chloé Moglia - Horizon (30 min). Du 27 juillet au 1er Aout au Domaine départemental de Chamarandes (91) http://www.quartierdete.com

dimanche 6 juillet 2014

News - Paris Quartier d’été


Dancing Grandmothers


La culture ne déserte pas la capitale au mois de juillet et août. La preuve avec Paris Quartier d’été, un festival pluridisciplinaire qui fête  cette année ses 24 ans.
 
Au programme de cette nouvelle édition : du cirque aérien (Chloé Moglia), de la musique contemporaine (Pierre Henry), de la danse coréenne (avec entres autres la « Pina Bausch de Séoul », la chorégraphe Eun-Me Ahn et son étonnant spectacle Dancing Grandmothers) ou encore du théâtre musical par la troupe sud-africaine des Via Katlehong Dance (Via Sophiatown)

Ces propositions artistiques alléchantes et pointues sont à découvrir dans divers lieux de la capitale et de l’île de France du Théâtre de la Cité internationale au domaine départemental de Chamarande  en passant par le Carreau du temple, l’Opéra comique, le jardin du Luxembourg ou le musée du quai Branly.

Paris quartier d'été, du 14 juillet au 15 août, http://www.quartierdete.com
 

samedi 1 mars 2014

*** Le roi se meurt




Michel Bouquet reprend son rôle de souverain ne voulant pas mourir dans Le Roi se meurt de Ionesco. En 2005, sa prestation lui avait valu le Molière du meilleur comédien. 

Dans un royaume dont l'étendue s'est réduite au fil des ans comme une peau de chagrin, Béranger Ier apprend de la bouche de son médecin, devant sa servante et ses deux épouses (la belle et jeune Marie et la vilaine et brusque Marguerite) qu'il ne lui reste plus qu'1h30 à vivre. Mais le roi ne veut pas mourir.

C'est d'abord pour applaudir Michel Bouquet que je suis allée voir Le Roi se meurt. C'est avec lui que j'ai découvert le théâtre. C'était à la fin des années 1980, j'avais dix ans et ma maman m'avait emmenée voir Le Malade imaginaire puis L'Avare. Quels souvenirs !

Vingt ans plus tard, Michel bouquet, 88 ans est toujours aussi brillant acteur ; toujours aussi doué autant dans la bouffonnerie que dans le pathétique ; toujours aussi "habité" par le rôle qu'il interprète. Son lent chemin vers la mort est ici absolument exceptionnel.

En plus du jeu magistral de Michel Bouquet, saluons la performance des autres comédiens de ce Roi se meurt mis en scène par Georges Werler, et particulièrement celle de Juliette Carré (madame Bouquet à la ville), absolument irrésistible dans le rôle de la reine Marguerite, première épouse revêche (et très drôle) d'un roi grotesque et attachant qui finira, après 400 ans de règne, par accepter de quitter ce monde.

Le Roi se meurt (1h40) d'Eugène Ionesco, mise en scène de Georges Werler. Au Théâtre Hébertot, jusqu'au 30 mars. http://theatrehebertot.com

jeudi 13 février 2014

*** Kabaret Warszawski



@Magda Hueckel/Nowy Teatr


Après Avignon, le brillant metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski présente à Chaillot son Kabaret Warszawski, un spectacle frénétique, féroce et tumultueux qui convoque deux périodes de notre histoire récente pour fustiger le retour du populisme et d'un certain ordre moral en Europe.

Inspirée du film Cabaret de Bob Fosse (lui-même inspiré d’Adieu à Berlin de Christopher Isherwood), la première partie se déroule dans le Berlin des années 1930. On y suit l’ambitieuse et aguicheuse chanteuse Sally Bowles à l’heure de la montée du nazisme. Dans la seconde partie, Krzysztof Warlikowski adapte le sulfureux film de John Cameron Mitchell présenté à Cannes en 2006, Shortbus, et s’inspire de l’autobiographie du transsexuel américain Justin Vivian Bond. Nous sommes dans le New-York post 11 septembre. Il est question d’orgasme, d’homosexualité, d’orgies sexuelles, de frigidité et de domination. 
 
Le spectacle s’achève déjà demain soir… Le temps me manque pour vous dire tout ce que j’ai ressenti pendant les 4h30 de ce cabaret tour à tour flamboyant, trash, émouvant, transgressif et pessimiste... Je m’offre juste quelques minutes pour saluer : 
 1/ Les 15 comédiens, chanteurs, danseurs du Nowy Teatr. Ils sont époustouflants d’engagement.  
2/ La scénographie de Malgorzata Szczesniak. Elle est magnifique de simplicité. 
3/ Le regard de Krzysztof Warlikowski sur son art. A la question, pourquoi avez-vous imaginé ce Kabaret Warszawski ? Le metteur en scène polonais répond : « Par inquiétude. Nous vivons un moment étrange, nous gardons notre calme et faisons semblant que tout va bien. Pourtant, il est évident que ce n’est pas vrai. À mon avis, les artistes sont là pour remuer ce qui est bien tassé. » J’approuve.


Kabaret Warszawski (4h30) de Krzysztof Warlikowski à Chaillot. Jusqu’au 14 février. http://theatre-chaillot.fr

mardi 11 février 2014

*** Acrobates




Dédiée à Fabrice Champion (trapéziste de la fabuleuse compagnie des Arts Sauts aujourd'hui disparu), Acrobates est une ode à la vie, à l’amitié et à l’acrobatie. Extraordinaire.

Le destin de Fabrice Champion est singulier. Trapéziste génial, co-fondateur de la célèbre compagnie des Arts Sauts (leurs spectacles, entièrement dans les airs, se regardaient assis sur des chaises-longues. J’ai eu la chance d’en voir un, juste avant la fin de l’aventure en 2007), Fabrice Champion était devenu tétraplégique en 2004 à la suite d’un accident en répétition. Après des mois de rééducation, il s’apprêtait à revenir sur scène avec deux jeunes circassiens aussi talentueux que généreux, Alexandre Fournier et Mathias Pilet. Un voyage au Pérou en a décidé autrement. Fabrice Champion est mort en novembre 2011 à la suite d’une cérémonie chamanique qui a mal tourné. Il avait 39 ans.
 
Après le drame, Alexandre Fournier et Mathias Pilet ont poursuivi leur travail. Ils ont présenté Nos limites avec le chorégraphe Radhouane el-Meddeb, le projet sur lequel ils travaillaient avec Fabrice Champion depuis deux ans et pour lequel ils avaient inventé le concept de « tétradanse » (danse pour tétraplégique).  Puis avec Olivier Meyrou et Stéphane Ricordel (ancien des Arts Sauts et directeur du Monfort), ils ont imaginé Acroabates, un spectacle qui mêle cirque, images documentaires, enregistrements sonores et musique. Un spectacle qui n’est pas un hommage larmoyant à leur ami disparu mais un poème sur la transmission, une ode à la vie, à l’amitié et à l’acrobatie. Cette discipline qui les unit tous les trois et qui n’est pas qu’une technique de cirque mais une manière d’être et de vivre. Sublime.   

« Acrobate ce n’est pas uniquement faire de l’acrobatie ou alors l’acrobatie n’est pas uniquement un répertoire de figures données à inventer. C’est une manière différente d’aborder l’espace qui nous entoure donc d’aborder la vie. C’est faire le choix d’un chemin différent, un voyage intérieur où l’on rencontre son essence. Ce sont les chemins illimités de l’acrobatie comme une danse effrénée pour échapper aux peurs, un déplacement différent pour changer le regard de l’autre. C’est aussi une autre manière de regarder le monde. »  

Acrobates (1h20), mise en scène de Stéphane Ricordel au Centquatre. Du 11 au 19 février. 

dimanche 2 février 2014

Mon agenda de février



Kabaret Warszawski/Krzysztof Warlikowski@christophe Raynaud de lage


Où va-t-on ce mois-ci au théâtre ? Petite sélection des lieux qui accueillent des pièces je voudrais voir (ou revoir). En février, je vais… 

… Au Théâtre du Rond-Point pour le Festival Les Chiens de Navarre. Parce que je suis curieuse de découvrir le travail de ce collectif de comédiens insolents et irrévérencieux. Trois pièces sont à voir pour goûter leur folie créatrice et provocatrice : Regarde le lustre et articule, Nous avons les machines et Une raclette. Du 5 fév. au 2 mars. www.theatredurondpoint.fr 

… A Chaillot pour Kabaret warszawski du brillant metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski. Parce que ses expérimentations théâtrales sont toujours passionnantes. Du 7 au 14 fév. http://theatre-chaillot.fr 

… Au Théâtre Hébertot pour la reprise Des Fleurs pour Algernon. Parce que je n’ai pas encore vu Grégory Gadebois se glisser dans la peau du simple Charlie mais que je n’ai entendu que du bien de sa performance. A partir du 7 fév. http://theatrehebertot.com 

Au Centquatre pour revoir Acrobates d’Olivier Meyrou et Stéphane Ricordel. Parce que ce spectacle de cirque est un magnifique hommage à Fabrice Champion, trapéziste de la fabuleuse compagnie des Arts Sauts aujourd'hui disparu. http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/09/acrobates.html. Du 11 au 19 fév.
http://www.104.fr


… Au Théâtre de la Ville pour le retour à Paris de James Thierrée et de son Tabac Rouge. Parce que je suis très sensible la poésie du fils de Victoria et Jean-Baptiste Thierrée-Chaplin (La Symphonie du Hanneton, La Veillée des Abysses, Au revoir parapluie…). Du 18 fév. au 1er mars. www.theatredelaville-paris.com 

… A l’Olympia pour revoir Séquence 8 de mes chouchous Les 7 doigts de la main. Parce que j’aime le cirque urbain, généreux et sensible de cette jeune troupe de circassiens canadiens. http://unsoirautheatre.blogspot.fr/2013/03/les-7-doigts-de-la-main-sequence-8.html.  Du 24 au 25 fév.  www.olympiahall.com

… Au Théâtre de Paris pour découvrir Clovis Cornillac dans le rôle jadis tenu par Jacques Villeret dans La Contrebasse. Parce que je suis sûre qu’il y est juste et touchant. Jusqu’au 30 avril. www.theatredeparis.com 

Et toujours...
Orchidées de Pippo Delbono au Rond-Point (jusqu’au 16-2) ; Les Fausses confidences de Marivaux, mise en scène de Luc Bondy à l’Odéon (jusqu’au 23-3) ; Le Cercle des illusionnistes d’Alexis Michalik à la Pépinière (jusqu’au 30-3) ;  Le Misanthrope de Molière, mise en scène de Michel Fau au Théâtre de l’œuvre  (jusqu’au 8-4) ; Le Porteur d’histoire d’Alexis Michalik au Studio des Champs Elysées (jusqu’au 30-6)

dimanche 26 janvier 2014

*** Le Cercle des Illusionnistes

@Mirco Magliocca


Alexis Michalik pouvait-il encore nous enchanter après son fabuleux Porteur d’histoire ? La Réponse est OUI !!! OUI. OUI. OUI.

Alexis Michalik aime raconter des histoires, mêler les époques, convoquer des figures historiques et leur faire côtoyer des héros d’aujourd’hui. Comme il était impossible de résumer Le Porteur d’histoire, sa fabuleuse précédente création, il est inutile d’essayer de raconter Le Cercle des illusionnistes. Ce spectacle est une épopée moderne, magistralement interprétée par six comédiens, dans laquelle il est question de magie, d’amour, de coupe d’Europe de football, de cinéma… C’est un tourbillon épique dans lequel on croise aussi bien l’horloger magicien Jean-Eugène Robert-Houdin et l’inventeur du trucage au cinéma Georges Meliès que le mystérieux Décembre et la magnifique Avril. C’est une fresque romanesque qui nous conduit de Blois à Londres, de la cour de Russie aux boulevards des Italiens, du XIXe siècle au 23 juin 1984. 
 
Le Cercle des illusionnistes est une pièce magique, qui comme Le Porteur d’histoire, me rappelle mon enfance, cette douce époque où ma maman me racontait des histoires pour m’endormir. C’est une pièce essentielle qui explique, renforce et conforte mon amour démesuré pour le théâtre. 

Le Cercle des illusionnistes (1h30) de et par Alexis Michalik à La Pépinière Théâtre. Jusqu’au  29 juin. www.theatrelapepiniere.com

jeudi 23 janvier 2014

* Les Fausses confidences

@Pascal Victor./ArtComArt


Luc Bondy met en scène Marivaux à l’odéon. Qu’en penser ? Pas grand-chose, malheureusement…

Eperdument épris de la riche veuve Araminte, le séduisant et pauvre Dorante se fait embaucher à son service comme intendant afin de la séduire.
 
Pour  monter cette comédie amoureuse pleine de rebondissements et de manipulation, Luc Bondy a fait appel à des comédiens quatre étoiles : Isabelle Huppert, Louis Garrel et Bulle Ogier. Cette dernière est particulièrement savoureuse dans le rôle de la mère acariâtre d’Araminte, rêvant pour sa fille d’un mariage avec le comte Dorimont. Le reste du casting ? Sans surprise. Isabelle Huppert fait du Isabelle Huppert. Louis Garrel fait du Louis Garrel.  Ils ne sont pas mauvais. Ils sont là où on les attend. Ils sont à l’image de la mise en scène qui, si elle n’est pas objectivement ratée, manque cruellement de créativité. Luc Bondy fait ici du théâtre bourgeois. J’attendais plus d’audace à l’Odéon. 

Les Fausses confidences (2h) de Marivaux, mise en scène de Luc Bondy au Théâtre de l’Odéon. Jusqu’au 23 mars. www.theatre-odeon.eu/fr

Chroniques animées et romancées de mes sorties théâtrales




Après le blog Un Soir Au Théâtre…, après le compte Twitter Un Soir Au Théâtre…, j’ai la joie de vous annoncer la naissance du Tumblr Un Soir Au Théâtre… ou le récit animé, romancé et amusé de mes sorties théâtrales. 

Pour suivre ma vie en gif et mes commentaires en off de journaliste/blogueuse, c’est par ici : http://unsoirautheatre.tumblr.com

Have fun !!!!