mercredi 31 mars 2010

News – Reprise exceptionnelle du Slava’s Snowshow à Paris


Après son triomphe cet hiver au Théâtre Silvia Monfort, le génial clown russe Slava Polunin, fondateur du Teatr Licedei de Saint-Pétersbourg, revient à Paris du 20 au 27 juin (toujours au Silvia Monfort). Son spectacle est un bijou de poésie. Réservez vite !!!! http://unsoirautheatre.blogspot.com/2009/12/slavas-snowshow.html

Slava’s Snowshow (1h30 avec entracte) de Slava Polunin. Au Théâtre Silvia Monfort, du 20 au 27 juin. www.lemonfort.fr

jeudi 18 mars 2010

*** Maison de poupée (Michel Fau)


@Marcel Hartmann
@Marcel Hartmann

La pièce d’Ibsen est à la mode cette saison. Après Stéphane Braunschweig à la colline, et en même temps que Jean-Louis Martinelli à Nanterre, Michel Fau monte Maison de poupée à la Madeleine avec Audrey Tautou dans le rôle titre. Une mise en scène osée et réussie.

Trois raisons m’ont conduite à aller voir cette Maison de poupée. 1/ J’aime cette pièce d’Ibsen qui raconte l’histoire de Nora, une jeune femme choyée et surprotégée par son mari qui finira par quitter son foyer et son confort bourgeois pour apprendre à vivre sa propre vie. 2/ Je suis une fan de Michel Fau. 3/ J’étais curieuse de voir les premiers pas d’Audrey Tautou au théâtre. Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été déçue.

Au départ pourtant, le parti pris de Michel Fau a de quoi surprendre. D’abord, il y a le décor : volontairement chargé et étouffant avec ses tapisseries murales et ses têtes d’animaux empaillés. Ensuite, il y a le maquillage : blanc et très appuyé sur les visages de tous les personnages (excepté celui de Nora). Enfin, il y a la voix (haut perchée) et l’interprétation (presque hystérique) d’Audrey Tautou. Pendant les premières minutes du spectacle, on se demande si la comédienne surjoue ou si c’est juste sa manière « naturelle » d’interpréter un texte de théâtre. Rassurez-vous, Audrey Tautou fait exprès d’être d’abord cette petite poupée gâtée, naïve et excitée. Et elle est parfaite dans le rôle de cette gentille alouette à laquelle son mari Torvald (Michel Fau) ne cesse de la comparer. Elle finira ensuite par prendre un ton beaucoup plus grave au moment du départ et se révélera être, tout au long de la pièce, une excellente comédienne de théâtre.

Bravo à elle et à Michel Fau pour cette version (inhabituelle et pourtant très fidèle) du chef d’œuvre d’Ibsen. Avec Pascal Elso (le docteur Rank), Sisi Duprac (Madame Linde, seul personnage qui m’ai le moins convaincu), Nicolas Woirion (Krogstad) et Flore Boixel (la bonne) ils nous offrent une merveilleuse soirée de théâtre.

J’ai vu mardi soir la mise en scène de Jean-Louis Martinelli avec Marina Foïs au Théâtre des Amandiers. Pas de guerre théâtre privé/théâtre public ! J’ai également beaucoup aimé. J’y reviens très vite...

Maison de poupée (2h) d’Henrik Ibsen, mise en scène de Michel Fau. Au Théâtre de la Madeleine, jusqu’au 22 mai. www.theatremadeleine.com

mercredi 17 mars 2010

** Ged Marlon – L’Embarras du soi


Après Solo, Ged Marlon est de retour sur les planches avec un nouveau seul-en-scène. 100 % absurde !

Si vous ne connaissez pas son nom. Son visage vous dit forcément quelque chose. Ged Marlon, complice du regretté Farid Chopel (Les Aviateurs) était le génial barman de la série « Palace » de Jean-Michel Ribes dans les années 1980. Aujourd’hui, en parallèle d’une carrière d’acteur au théâtre et au cinéma, il nous régale avec des seuls-en-scène loufoques et surréalistes. Son univers, qu’on compare souvent à celui de Raymond Devos, est celui de l’humour absurde, du poético-décalé et du non sens.

Dans L’embarras du soi, son nouveau spectacle, il est question de la réincarnation du cheval blanc d’Henri IV, des pluriels irréguliers, des verres progressifs, des couleurs qui exagèrent, de la critique d’un film qu’il faut absolument aller voir (très très bon sketch)… On a aussi le droit à une recette de lasagnes (en italien avec les mains) et à une chanson interprétée (et dansée !) par notre serviteur-crooner en blazer jaune citron.

C’est burlesque, souvent drôle, parfois philosophique, toujours distancié et décalé. Ged Marlon jongle avec les mots comme il joue avec ses pieds : avec finesse et légèreté. Amateurs d’humour gras s’abstenir.

L’Embarras du soi (1h) de Ged Marlon, mise en scène de Marie Nicolas. Au Petit Montparnasse, jusqu’au 4 avr. www.theatremontparnasse.com

dimanche 14 mars 2010

News – Fred Pellerin fête la francophonie

Le génial conteur québécois Fred Pellerin donnera une représentation exceptionnelle de son spectacle – l’Arracheuse de temps – au lycée Louis Le Grand le 16 mars dans le cadre de la Semaine de la francophonie. Une occasion de le voir sur scène à Paris avant ses 6 dates à l’Européen du 1er au 6 juin. Son spectacle est un bijou de tendresse et de drôlerie. A découvrir !!!

lundi 8 mars 2010

Mon agenda de mars

Secret@Philippe Cibille

Où va-t-on ce mois-ci au théâtre ? Petite sélection des lieux qui accueillent des pièces que j’ai aimées ou que je voudrais voir. En mars, je vais…

Au Parc de la Villette pour revoir Secret de Johann le Guillerm. Parce que ce spectacle de cirque contemporain est l’un des plus créatifs, des plus intenses et des plus rudes que j’ai eu la chance de voir. A la Villette, Johann le Guillerm présentera aussi les nouvelles étapes de son projet Attraction. Soit, le parcours/installation Monstration et le « phénomène de cirque minéral et végétal », La Motte. Du 6 mars au 11 avr. www.villette.com

Au Théâtre des Amandiers (Nanterre) pour découvrir Une Maison de poupée d’Ibsen montée par Jean-Louis Martinelli. Parce que Marina Foïs, qui tient le rôle de Nora, est pour moi l’une des comédiennes les plus brillantes de sa génération. Du 10 mars au 17 avr. www.nanterre-amandiers.com

A la Ménagerie de verre pour le toujours intéressant Festival Etrange Cargo, avec en ouverture le spectacle de Yves-Noël Genod (avec Jeanne Balibar) : Rien n’est beau. Rien n’est gai. Rien n’est propre. Rien n’est riche. Rien n’est clair. Rien n’est agréable. Rien ne sent bon. Rien n’est joli. Du 10 mars au 3 avr. www.menagerie-de-verre.org

Au Théâtre de l’Odéon – Ateliers Berthier pour Ciels du libano-québécois Wajdi Mouawad. Parce que je ne l’ai pas vu cet été à Avignon et que je suis curieuse de voir cette dernière étape de sa tétralogie qui comprend Littoral, Incendies et Forêts. Du 11 mars. au 10 avr. www.theatre-odeon.fr

Au Grand Parquet pour applaudir La Vieille et la bête – à mon père, nouvelle création de la géniale marionnettiste allemande Ilka Schönbein, et pour revoir Faim de loup, son précédent spectacle inspiré du Petit Chaperon rouge. La Vielle et la bête, jusqu’au 14 mars, Faim de loup, du 19 au 21 mars. www.legrandparquet.net

A La Colline – Théâtre national pour découvrir Les Justes, la pièce d'Albert Camus montée par Stanislas Nordey qui vient d'être créée au Théâtre national de Bretagne. Parce que j’aime ce metteur en scène et que je suis curieuse de voir Emmanuelle Béart aux côtés de Wajdi Mouawad, Vincent Dissez, Véronique Nordey… Du 19 mars au 23 avr. www.colline.fr

A Beaubourg pour L’effet de Serge. Parce que je suis fan de Philippe Quesne depuis que j’ai vu La Mélancolie des dragons (voir ma chronique en février) et que j’ai hâte de voir ce solo créé en 2007. Et parce que juste avant j’aurais vu l’expo Lucian Freud. Du 31 mars au 3 avr. www.centrepompidou.fr

... Au Théâtre Paris-Villette pour la reprise de Journal d'une autre, d'après Notes sur Anna Akhmatova de Lydia Tchoukovskaïa. Parce que j'ai entendu beaucoup de bien de cette pièce (pour deux comédiennes) qui plonge au coeur de la Russie stalinienne. Mise en scène d'Isabelle Lafon. Jusqu'au 13 mai. www.theatre-paris-villette.com

Et en province, je vais…

A Strasbourg pour la 21e édition des Giboulées de la Marionnette. Parce que ce festival tout public, produit et organisé par le TJP de Strasbourg, est toujours d’une très grande qualité. On y verra cette année, entre autres, les spectacles de Grégoire Callies, de la Cie les Anges au plafond (dont j’avais adoré Une Antigone de papier, tentative de défroissage du mythe il y a 2 ans), Alice Laloy (une autre habituée du festival) et aussi le théâtre de marionnettes de Tallinn (Estonie), la géniale Colette Carrigan, l’Ensemble Materialtheater Stuttgart, la Ca Luogo d’arte (Italie)… Du 19 au 27 mars. www.theatre-jeune-public.com

Et toujours…

Au Théâtre Marigny, Edouard Baer – Miam-miam (jusqu’au 20 mars.) ; Au Théâtre de la Gaité-Montparnasse, Michel Jonasz – Abraham (jusqu’au 29 mars) ; Au théâtre de l’Odéon, Un tramway (jusqu’au 3 avr.) ; Au Théâtre des Bouffes parisiens, Fellag – Tous les Algériens sont des mécaniciens (jusqu’au 30 avr.)

Dites-moi vous aussi ce que vous allez voir au théâtre, ce que vous avez aimé ou ce qui vous a déçu. Et retrouvez-moi quotidiennement sur FACEBOOK – Un soir au Théâtre – unsoirautheatre@gmail.com

jeudi 25 février 2010

** Un tramway

@Pascal Victor

Krzysztof Warlikowski met en scène la célèbre pièce de Tennessee Williams, Un tramway nommé désir, d’après une traduction de Wajdi Mouawad avec Isabelle Huppert dans le rôle titre. Une affiche de rêve, pour un résultat en demi-teinte.

C’était l’événement théâtral de la rentrée 2010. Isabelle Huppert sur les planches de l’Odéon dirigée par l’enfant terrible du théâtre polonais, Krzysztof Warlikowski, dans une adaptation libre d’Un tramway nommé désir. Sentiments confus après 3 heures de spectacle. Voici ce que j’ai aimé et ce que j’ai détesté.

Isabelle Huppert, d’abord. J’ai trouvé la comédienne admirable dans le rôle de Blanche DuBois, cette aristo déchue qui vient s’échouer à La Nouvelle-Orléans dans l’appartement de sa sœur Stella (Florence Thomassin) et de sa brute de mari, Stanley (Andrzej Chyra). Hormis la première scène, où elle force le trait pour incarner la folie (bouche pâteuse, voix déformée, gestes compulsifs), elle est étonnante de naturel dans la peau de Blanche. A aucun moment, elle ne surjoue. Dans tous les registres (le désespoir, l’affront, la peur, l’innocence, l’espièglerie, la fragilité, le pathétique…), elle est juste. Remarquable.

Il y a la mise en scène ensuite. J’ai trouvé pertinente l’utilisation de la vidéo pour fixer les visages en gros plans. La dernière scène, où Blanche est filmée, depuis les coulisses, quittant la maison est particulièrement saisissante. Le décor très froid (un immense loft avec cubes de verre et bowling) n’a rien à voir avec le petit appartement des années 1950 de Stella où la proximité des corps finit par tourner au drame. Mais qu’importe ! Il est fidèle à l’esthétique de Warlikowski et s’inscrit dans l’adaptation très libre qu’il fait de la pièce.

Un seul reproche, en fait, mais qui gâche fortement l’impression générale du spectacle : que viennent faire un poème de Claude Roy, un extrait de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils, du Banquet de Platon, ou une citation de Coluche, pour ne citer que certains des textes ajoutés par Warlikowski et Mouawad, dans Un tramway ? Rien. Absolument rien. Si ce n'est conférer à la pièce un petit côté prétentieux détestable. Quel dommage !

Un tramway (2h50) d’après Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, mise en scène de Krzysztof Warlikowski. Au Théâtre de l’Odéon, jusqu’au 3 avr. www.theatre-odeon.fr

lundi 22 février 2010

*** Tous les Algériens sont des mécaniciens

Depuis sa création aux Nuits de Fourvière en juin 2008, le dernier spectacle de Fellag a déjà été applaudi par plus de 140 000 spectateurs. Un succès amplement mérité.

Cela commence devant le capot d’une voiture en panne, seul endroit en Algérie où la démocratie s’exerce en toute liberté : « Chaque citoyen est libre d’émettre son avis dans un débat riche et contradictoire, le confronter à ceux des autres sans risque de poursuite judiciaire ! »

Fellag est un poète militant. Un auteur et comédien humaniste qui a choisi le rire pour nous raconter son Algérie. Une Algérie où l’eau est rationnée, les Chinois de plus en plus présents, la démocratie inexistante (sauf devant le moteur d’une voiture !) et la société écartelée : « Nous avons un énorme problème. Nous fonctionnons avec trois calendriers en même temps : l’universel, l’arabe, le berbère… Nous somme en 2010, en 1432 et en 2961. Ces circulations du temps créent des embouteillages dans notre horloge interne ! »

Accompagné pour la première fois sur scène de Marianne Epin, Fellag, toujours merveilleux conteur, réussit à porter un regard plein d’humour, d’ironie, de dérision et d'humanité sur sa terre natale et ses habitants. Le résultat est un spectacle à la fois féroce et tendre, drôle et profond, léger et brillant. Bref, une vraie réussite !

Tous les Algériens sont des mécaniciens (1h30) de et par Fellag. Au Théâtre des Bouffes parisiens, jusqu’au 30 avr. Prolongé jusqu'au 6 juin. http://bouffesparisiens.com

vendredi 19 février 2010

*** La Petite Fille âgée

@Claude Arnaudas

Comédienne et jongleuse, Julie Front incarne dans La Petite Fille âgée une clown troublante, excessive et mal dans sa peau. Un spectacle déroutant et délicat sur la folie.

Sur une scène vide, un personnage fragile - une femme qui se cherche - nous entraîne dans son univers chaotique. Julie Front, artiste formée à l’école de cirque du Lido à Toulouse dont j'ai découvert le travail au festival off d'Avignon en 2007, incarne ce personnage tour à tour drôle, délicat, triste, déjanté, paumé, naïf, violent et attachant.

Entre le théâtre jonglé, la danse, le mime et le cirque, elle donne vie à cette figure féminine, tantôt fillette, tantôt femme fatale. Avec son corps autant qu’avec ses mots – dont on notera qu’aucun n’est prononcé au hasard – elle raconte la solitude, l’amour, la souffrance et la folie. Sans pathos, mais avec légèreté et délicatesse, elle nous embraque dans son monde hors normes.

Ce spectacle, d’une grande maturité artistique, est à découvrir ce week-end dans le cadre de la soirée « Jeux, set et cirque » qui accueille également le Collectif Prêt à Porter (Le Diable au corps) et la Compagnie Le Tennis (Le Tennis). (Tout public, à partir de 9 ans.)

La Petite Fille âgée (50 min) de Julie Front, mise en scène de Sylvain Cousin. A L’Espace culturel Saint-Exupéry (Franconville), le 20 fév. www.ville-franconville.fr. Puis au Prato (Lille) le 21 avr. www.leprato.fr

mercredi 17 février 2010

*** Cercles / Fictions

@Elisabeth Carecchio
@Elisabeth Carecchio
@Elisabeth Carecchio

Après Je tremble, Joël Pommerat revient avec une nouvelle création éblouissante. Un chef d’œuvre.

Joël Pommerat est un génie. J’ai découvert son travail avec Le Petit chaperon rouge. Ce fut une révélation. Plus tard, j’ai été déçue par Je tremble, mais je suis toujours restée fascinée par sa maîtrise scénique et son rapport à la lumière. La semaine dernière je suis allée voir Cercles / Fictions. J’ai été époustouflée.

Sur la scène des Bouffes du Nord (transformée pour l’occasion en piste ronde avec les spectateurs placés autour), Joël Pommerat nous raconte, non pas une histoire, mais plusieurs fictions, drôles, horribles ou grinçantes. Il y a ce maître de maison qui avoue à son domestique être attiré par lui, cette femme qui hurle de douleur à la mort de son bébé, ce chevalier espagnol au service de Dieu, ce chef d’entreprise cynique et surexcité qui apprend à des chômeurs comment retrouver un emploi, ce jeune couple dévoré par l’ambition…

Pour interpréter ces personnages – dont tous sont vrais sauf un – le metteur en scène a réuni huit comédiens exceptionnels. En un clin d’œil, ils changent de rôle, de voix, d’attitude, de costume. En une fraction de secondes (le temps d’un noir profond) et sans changement de décor (il n’y en a pas. Les jeux de lumière créant à eux seuls les univers), ils nous entraînent dans des lieux (une forêt, une maison bourgeoise, un parking souterrain…) et des époques différentes.

Comme toujours chez Pommerat, il est question de rapports dominant/dominé, de perversion morale, d’asservissement. Comme toujours chez Pommerat, la scénographie est soignée à l’extrême : des lumières (signées Eric Soyer) à la musique (François Leymarie), tout est réglé au millimètre et pensé avec une intelligence qui impressionne. Le résultat est un spectacle sublime. N'ayons pas peur des mots, un chef d’œuvre !

Cercles / Fictions (2h15) de et par Joël Pommerat, avec la Compagnie Louis Brouillard. Au Théâtre des Bouffes du Nord, Jusqu’au 6 mars. www.bouffesdunord.com. Puis en tournée à Maubeuge, Cavaillon, Bruxelles.

mardi 16 février 2010

News – Edouard Baer continue de nous régaler

Edouard Baer est sur les planches du Théâtre Marigny depuis le mois de décembre et il va continuer de nous régaler avec son délicieux nouveau spectacle, Miam Miam, au moins jusqu’à la fin du mois de mars. Si vous ne l’avez pas encore vu, prenez vite vos places pour ce un petit bijou d’humour décalé et d’excentricité absurde. Un régal ! (Voir ma chronique : http://unsoirautheatre.blogspot.com/2010/01/miam-miam.html)

Miam Miam (1h45) d’Edouard Baer. Au Théâtre Marigny, jusqu’au 20 mars. www.theatremarigny.fr